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Le 23 mai, date de commémoration dédiée exclusivement aux victimes de l’esclavage, définitivement reconnu par la République ! Le travail mémoriel du CM98 salué par le président de la République ! La commémoration nationale de l’abolition de l’esclavage du 10 mai 2013 restera à tout jamais gravée dans la mémoire des Antillais, des Guyanais et des Réunionnais, descendants d’esclaves, qui depuis 15 ans, réhabilitent, défendent et transmettent la mémoire de leurs aïeux esclaves. Dans son discours, le président de la République a salué le travail mémoriel du CM98, artisan incontournable de cette mémoire. Depuis 1999, date de sa création, le CM98 s’emploie à traiter la mémoire douloureuse et chargée de ressentiments des descendants d’esclaves antillais, guyanais et réunionnais, en commémorant le 23 mai, journée exclusivement dédiée aux victimes de ce crime contre l’humanité, en permettant aux descendants de retrouver leur aïeul esclave et en faisant connaitre l’histoire de la traite et de l'esclavage via son université populaire. Pour le CM98, l’enjeu du travail de mémoire est son apaisement ! Extrait du discours du président de la République : « Depuis 2006, chaque 10 mai, est organisée une cérémonie pour que ne soit oublié ce que fut la tragédie de l'esclavage et du combat pour son abolition. D'autres dates servent aussi de points de repère. Dans les outre-mer, chaque territoire a son moment de recueillement : le 27 avril à Mayotte, le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe, le 10 juin en Guyane et le 20 décembre à la Réunion. Le 23 mai, ce sont les victimes de l'esclavage qui sont honorées. Cette année, Victorin LUREL représentera la République à l'inauguration de deux monuments à Sarcelles et à Saint-Denis. Ces œuvres sont le fruit des efforts du « Comité de la marche du 23 mai » animé par Serge ROMANA qui a permis à de nombreux Antillais de retrouver la trace de leurs ancêtres africains ainsi que l'origine de leur nom. Puisqu'ils en avaient été privés, comme pour mieux nier leur existence. Le souvenir requiert un travail et je tiens à saluer les artisans de la mémoire ».  |